Divaguer, critiquer, saluer, exprimer ce que je pense de ce que je rencontre, ce qui me touche et ce qui m’énerve.
Wandering, criticising, greeting, expressing what I think of what I encounter, what touches me, and what irritates me.

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<   dimanche 18 février 2007   >

Je ne suis pas un théoricien du développement et sans doute que la plupart d’entre-vous non plus. Cependant, suite à la lecture d’un document qui tente à démontrer un lien entre attitude et développement, j’ai vraiment envie de réagir et de vous inviter à en faire autant. Téléchargez d’abord le document, puis venez lire mon avis.

C’est un débat sans prétention que j’aimerais lancer ici, si vous avez un avis sur le sujet, partagez-le avec moi et avec les autres lecteurs ! Bien entendu, si vous avez des références plus précises en la matière, je serais également heureux de les lire.

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Derniers commentaires

> Développement et attitude

Je trouve que l’auteur de ce diaporama idéalise pas mal les pays riches : ici en Belgique je ne constate pas particulièrement l’éthique, l’intégrité, le respect des lois, etc. autour de moi et surement pas dans la vie professionnelle. Ce qui me frappe aussi c’est que comme toujours il y a un culte du matérialisme, les pays riches sont biens.. parce qu’ils sont riches. Il existe des pays moins riches ou les gens sont peut-être plus heureux, comme le Tibet par exemple.

Ensuite ce qui me frappe c’est que l’auteur met en avant toutes les qualités sérieuses (pour ne pas dire chiantes) des pays riches : sérieux, ponctualités,... alors qu’en fait on aurait ici beaucoup à apprendre des africains en terme de joie de vivre, de savoir prendre le temps,...

Finalement je suis d’accord avec l’analyse d’Antoine sur le FMI, le colonialisme et le néo-colonialisme, le problème de la dette, des multinationales, du commerce inéquitable (subventions, accords bilatéraux,...). Je viens de lire le dernier livre de Stiglitz et c’est édifiant :
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/?l=13785

Dans le même ton que ce diaporama il y a aussi un livre de Stephen Smith, « Nécrologie », j’en avais fait une critique sur un site littéraire dont je suis assidu :
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/13097

Je signale que demain mardi 20/2 il y a une émission sur ARTE sur l’Afrique et son avenir.

Pierre

19 février 2007, 23:18, Pierre , Répondre à ce message

> Développement et attitude

J’ai un peu le même sentiment.
Je n’aime pas trop cette vision du développement qui prend l’occident en exemple. Nous avons encore pas mal de chemin a faire en terme de développement aussi, et notre système est largement destructeur pour le reste du monde (écologiquement et économiquement en tout cas).

Sans y avoir jamais mis les pieds à ce jour, ce que je rêverais pour l’Afrique, c’est que son développement nous surprenne. Qu’il soit porteurs de valeurs nouvelles, de solidarités, d’écologie ... en tout cas qu’ils ne fassent pas les mêmes erreurs qu’ici.

25 février 2007, 22:55, Simon, Répondre à ce message

> Développement et attitude

Alors je suis tout à fait d’accord avec ce que dit ce monsieur quand il dénonce l’implication partielle des africains dans la mauvaise pente qu’emprunte en moment ou j’allais dire depuis des décennies notre Afrique.
Cependant nous pourrons jamais écarter depuis le temps de nos aïeuls l’ingérance soutenue et visible des occidentaux dans tout ce qui est représenté comme joyaux dans nos pays et ce dans tous les domaines que ce soit.

Pour cela je vous invite tout simplement à regarder le film dont le titre est le suivant : "Blood Diamond".

19 février 2007, 02:28, Grégoire, Répondre à ce message

> Développement et attitude

Salut Antoine,
Je te réponds brièvement. Il me parait évident que le powerpoint est beaucoup trop simpliste. On ne résume pas un problème comme le problème africain en dix diapos. Il est en tout cas très clair que les causes sont multiples. Les Africains sont certainement partiellement responsables de leur situation, ne pas accepter cela serait les prendre pour des enfants. Mais les pays d’Europe occidentale ont certainement un rôle de premier plan dans le problème et ce, pour plusieurs raisons :
 ces gouvernements laissent leurs multinationales piller les richesses africaines, sans que les africains ne profitent de cette exploitation. Ce problème est très grave car on prive l’Afrique de son principal atout, de sa principale voie de s’en sortir. Je connais particulièrement bien la situation en RDCongo où un cercle vicieux détruit le pays : la guerre crée des conditions dans lesquelles le pays peut être pillé et ces pillages créent de l’argent qui retourne partiellement financer la guerre. Qui a intérêt à stopper cette guerre ? Pas les bijoutiers anversois en tout cas.
 par ailleurs, ces pays (nos pays) ont plus de moyens (financiers, structurels, éducationnels,...) et donc une plus grande responsabilité. Quand on peut plus, on doit plus. Mais personne ne s’intéresse à vraiment bouger les choses. Voilà le premier problème.

19 février 2007, 00:01, Philippe, Répondre à ce message

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