Xalaat signifie pensée en wolof, la langue principale du Sénégal [1]. Xalaat means thought in wolof, the main language of Senegal [2]

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[1Hormis le français, qui est la langue officielle, on y parle environ 35 langues différentes. Les plus répandues sont le wolof, le peul, le sérère, le diola, le bambara et le soninké.

[2Without french, the official language, there are about 35 different spoken languages, the most common are : wolof, peul, serere, diola and the bambara.

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@ntw0n

<   mercredi 23 avril 2008   >

Ca fait plus de 7 ans que Cassiopea poursuit ses objectifs par la mise en place d’outils techniques pour ses membres : hébergement de sites web, outils collaboratifs en réseau, boîtes email, carnets d’adresses, mailing listes, etc. Une des premières activités de l’asbl a été de posséder et de maintenir son propre matériel. Nous croyons en effet que c’est le seul moyen de garantir l’intégrité des données de nos membres, données qui peuvent être sensibles.

Les moyens financiers de Cassiopea n’ont jamais été grands. L’association rentre dans ses frais en ce qui concerne les investissements et les dépenses matérielles ainsi que celles de services auprès de tiers, mais une bonne partie du travail éffectué, disons environs la moitié, est fait de manière bénévole. De plus, depuis le début 2008, Cassiopea n’a plus d’employé, le projet sur lequel nous étions subsidié (Anchora) étant arrivé à terme, les personnes encore payées pour leur travail le sont de manière ponctuelle et contractuelle.

Depuis le début de 2008 également, les problèmes techniques se sont enchaînés et multipliés, cela en partie dû au vieillissement de notre matériel, mais aussi à une série de malheureuses coïncidences ainsi qu’à un peu de précipatation dans certaines tâches. Et puis surtout, après 7 ans d’activité et avec un renouvellement relativement faible des bénévoles impliqués, une part du travail commence à devenir pesant pour l’équipe technique. Personne dans l’équipe n’est vraiment passionné par les problèmes matériels, de tels problèmes demandent du temps pour être résolus, et, en plus, le lieu d’intervention (data center à Diegem) complique encore un peu les choses pour les partisans du vélo et des transports en commun que nous sommes [1]. L’investissement bénévole a ses limites.

Mais cela n’est plus acceptable pour nos membres, avoir son site web indisponible pendant plusieurs périodes de quelques heures (jusqu’à 48h au pire) durant les mois de février, mars et avril, puis avoir ses emails également indisponibles (2 fois durant 24h ce mois d’avril), empêche de travailler. Le service rendu n’est tout simplement pas professionnel et même si nos membres sont convaincus par nos valeurs, même s’ils veulent continuer à soutenir notre action, ils ne pourront pas accepter ces aléas durant très longtemps. Cassiopea est en décalage par rapport à ses membres, une bonne partie de ceux-ci sont des structures professionnelles, même si associatives, et elles ont besoin de services de qualité, elles ne peuvent pas se permettre de dépendre d’une association de bénévoles.

Face à cette situation, il est temps que Cassiopea réagisse si elle ne veut pas s’écrouler et ternir définitivement son image. Il faut d’abord poser un choix. Avons nous la volonté de continuer à fournir des services demandant une haute disponibilité tels que l’hébergement de sites web et de boîtes email ? Cela dans un contexte où les offres de tels services pour des sommes négligeables voire même gratuitement foisonnent. Cassiopea a plusieurs particularités et défend de nombreuses valeurs, elle peut justifier les coûts de ses services, à la condition qu’ils soient de qualité.

Si la réponse à cette question est positive, alors il est nécessaire de re-professionnaliser Cassiopea, il faut que l’association dispose d’une personne joignable durant les heures de bureau, prête à intervenir immédiatement lorsque cela est nécessaire. Cette personne peut continuer à faire appel à l’équipe bénévole pour certaines tâches, pour certaines informations, mais elle doit pouvoir se débrouiller seule.

Si non, Cassiopea peut continuer à mener certaines activités, même à caractère professionnel, comme la création de sites web et l’organisation de formations, mais en contractualisant clairement ses engagements et ses disponibilités. Généralement ces types de services ne demandent pas une haute disponibilité ou bien une rémunération claire peut alors être demandée. Dans cette négative, il faudrait alors penser au phase out des services d’hébergement, sans doute en redirigeant nos membres vers des fournisseurs de services ayant tout de même une certaine éthique.

Des choix difficiles se profilent pour la prochaine assemblée générale de Cassiopea... suivant ces choix, des moyens seront nécessaires. Serez-vous des nôtres pour continuer l’aventure ?

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[1Bon, pour moi c’est encore pire, car pour Cambridge - Bruxelles il me faudrait un vélo amphibie !


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